04 avril 2007
LA MARINE SUISSE
L’aventure est dans chaque souffle de vent (Charles Lindberg)
Une mer calme n’a jamais fait un bon marin (Proverbe chinois)
Mieux vaut apprendre à quelqu’un a pêcher que de lui donner du poisson (Confusius)
LA MARINE SUISSE
On m’a posé la question de savoir si les Suisses ont une marine, je serais enchantée d’essayer de répondre à cette question.
Navigation lacustre en Suisse :
203 bateaux (dont 15 à vapeur, 3 à l’énergie solaire et 22 bacs) sur 22 lacs et 8 portions de rivières. Une quinzaine de grandes compagnies avec environ 13.000.000 de passagers par an. Les touristes pour les croisières autour d’une fondue au fromage et de nombreuses personnes utilisent les navettes lacustres régulières pour gagner leurs lieux de travail ou d’études (par exemple entre Lausanne et Évian).
Le Service d’information pour les transports publics (Litra) tient à jour les registres de la « marine suisse d’eau douce ».
La marine marchande :
.http://www.admin.ch/cp/f/3b8e0724_1@fwsrvg.bfi.admin.ch.html
LE CARGO DAVOS
La chambre haute du Parlement a accepté un crédit de 600 millions de francs suisses pour sa marine qui ne comptait plus que 12 marins de nationalité suisse en 2002. Cela est dû au fait que les salaires sont bas et que les marins doivent partir 6 mois de l’année loin de leur famille. Ils doivent aussi travailler à bord et aux escales, sans samedi et dimanche. Peu attirant pour les hommes.
Nous avons 24 bâtiments gérés par 6 compagnies. Il s’agit pour la plupart de cargos qui transportent des matières sèches. Mais on compte aussi deux chimiquiers et un tanker.
Cette flotte ne représente que 1% du trafic maritime mondial mais elle n’est pas inutile. En 2000, 17% du pétrole importé est arrivé en Europe par la mer, via le Rhin, grâce à notre marine.
L’AMERICA CUP
Le 5 septembre 2004 a débuté à Marseille le premier Acte de l'America's Cup 2007. Cette 32e édition s'achèvera à Valence près de trois ans plus tard, après plusieurs Actes, suivis par la Coupe Louis Vuitton et l'America's Cup Match qui débutera pour sa part le 23 juin 2007 en Espagne. Grande révolution dans l'histoire de l'America's Cup, celle-ci n'a plus lieu tous les quatre ans… Elle s'étale sur quatre ans !
BETARELLI
Betarelli sur Alinghi a remporté l’America Cup en 2003. Après 150 ans la coupe est revenue en Europe. Ils vont défendre le titre cette année à Valence (Espagne) sponsorisés entre autres par l’UBS. 
Pour voir la base de l’équipe en Espagne :
http://www.alinghi.com/webcam.php
20 mai 2006
Nadia du Canada aux Antilles Chapitre 7
VOL AVEC MARTIN
Cette fois, je vais vous parler de quelques heures magnifiques passées différemment qu’à bord d’un voilier.
Pour moi, qui suis pilote, je trouve qu’il y a énormément de points communs entre le voilier et l’avion. Un avion se tient en haut grâce a l’air sur lequel il repose tant qu il a une vitesse suffisante, tout comme le voilier repose sur l’eau et s’aide du vent pour avancer. Le vent peut aider a la navigation comme la gêner pour les deux.
Pour aller d’un point a un autre, pour chacun, il faut le calculer avant le départ, si nous ne voulons pas nous perdre en route et arriver a bon port.
En voilier on n’a pas toujours la terre en vue, c’est donc a ce moment la qu’on doit se fier a nos calculs et aux instruments, de même en vol pour retrouver son aéroport d’arrivée.
Tout ça pour vous dire, qu’a Union, le petit aérodrome m’a donne l’envie de faire un petit vol, tout d’abord, pour retrouver ma passion première mais aussi pour voir depuis le ciel toutes les îles que j’ai visitées et croisées pendant ces derniers mois.
Il se trouve que le propriétaire de Scaramouche
(le bateau-pays 2 mats, c’est mon bateau préfère) est aussi propriétaire d’un avion prive monomoteur de 4 places. Martin, devant aller chercher un client en Martinique, m’a gentiment propose de l’accompagner pour ce vol d’une heure aller et une heure retour.
Nous avons décolle d’Union a 13h et avons survole, Mayreau, les Tobago Cays, Moustique, Canouan, Bequia, St Vincent, Ste Lucie, pour atterrir a l’aéroport international du Lamentin a Fort de France en Martinique. Un vol magnifique, de nombreuses photos en témoignent. Vous trouverez un album rien qu’avec les photos de ces vols aller et retour.
Nous avons passe deux heures sur places, le retour devant se faire en calculant que nous devons poser avant la nuit a Union, la piste n’étant pas éclairée , donc atterrir avant 17h45. A 17h nous étions de retour sur mon île preferee avec mon appareil photos plein, des yeux éblouis de paysages magnifiques et le cœur réjouit. Même si nous étions un peu haut pour certaines vues, j’ai reconnu toutes les baies où nous avons mouille, j’ai vu le cratère immense du volcan La Soufrière à St Vincent qui ne se distingue absolument pas d’une montagne normale vu de la cote ouest avec le voilier. J’ai vu depuis 3000 pieds Rodney Bay à Ste Lucie, la baie du Marin a la Martinique. J’ai aussi vu les magnifiques Tobago Cays si turquoises avec ses voiliers au mouillage (j’en ai compte 32 ce jour-la). La barrière de corail parait deux fois plus petite quand on doit l’éviter en voilier. J’ai vu depuis le ciel Union, l’île la plus sympathique des Grenadines avec ses habitants si attachants et je la trouve encore plus attirante maintenant que je l’ai admirée sous toutes les coutures.
En résume, merci Martin de m’avoir permis de m’en mettre plein les yeux et de pouvoir essayer de vous communiquer mon enthousiasme et émerveillement pour ce coin du monde.
UNION, 12 MAI 2006
15 mai 2006
Nadia du Canada aux Antilles Chapitre 6
DU CANADA AUX ANTILLES No. 6
PANNE MOTEUR
Les dernières semaines se sont passées en charter, trois charters exactement. Les deux premiers rien de spécial a signaler. La routine.
Mais le troisième, la, oui. Nous avons laisse les clients du deuxième a Grenade et pour le suivant, nous avions 4 jours pour remonter les prendre a St Vincent, au sud de l’ile a Young Island.
Nous avons prévu de mouiller à Bequia pour la nuit avant de ramasser les clients le matin suivant. Il faut environ 16h pour remonter depuis Grenade.
Nous avons quitte à 6h du matin. Nous avons un vent pas trop fort sur les tronçons a voile et pour ceux faits au moteur, nous avançons correctement.
A minuit et demi, nous arrivons en vue de Bequia, nous étions à la voile. YOUNG ISLAND ST VINCENT (photo No.1)
Arrives a la pointe, nous mettons le moteur en route. Malheureusement au bout de 30mn, il commence a cafouiller et le voila qui finit par s’arrêter. Au moteur, nous sommes au maximum a 45mn du mouillage. Impossible de faire redémarrer ce satane moteur, il nous faut continuer à voile. Presque pas de vent, environ 8 nœuds, ce qui est très peu, la cote nous coupe du vent. Nous sommes obliges de louvoyer (faire des zigzags) pour avancer a 2 nœuds. Nous avons mis 4h.
En pleine nuit, je suis stressée de mouiller à la voile au milieu des bateaux pas éclairés. Ce qui veut dire qu’il faut bien ouvrir les yeux pour ne pas rentrer dans un autre bateau. Il faut aussi vérifier la profondeur sous le bateau et trouver assez de vent pour avancer. Pas le temps pour une conversation de salon !!!!
Enfin le Capitaine décide de jeter l’ancre. Il a réussit a nous mener a bon port. Sans pouvoir vérifier si l’ancre tient dans le fond, j’ai du mal à m’endormir.
Le lendemain, le Capitaine essaie de trouver le problème du moteur et il découvre qu’il n’y a plus une goutte d’huile dans le moteur. Il va a terre et en ramène. Nous partons pour St Vincent (environ 1h30) chercher les clients, mais ….. en arrivant pour prendre la boule d’ancrage, le maudit moteur s’arrête complètement et ne veut
BEQUIA (Photo No. 2)
plus repartir. La barque du boatboy, qui va nous donner la boule, doit nous tirer vers elle car le courant nous en éloigne et nous avons rentre les voiles. Enfin amarres, Michel contrôle le moteur et découvre que toute l’huile qu’il avait mis une heure et demi avant, avait disparue. Donc nous ne pouvions pas compter sur le moteur pour naviguer. Nous en avons besoin pour faire de l’électricité, en tous cas une heure par jour, pour le frigidaire et le congélateur, sinon pas possible de faire le charter. Il décide de faire tourner le moteur juste pour l’électricité, donc de remettre de l’huile chaque fois et de faire la semaine avec les clients tout a la voile.
J’ai aime ça. C’est vraiment du sport, de la voile pure, entrer et sortir des mouillages rien qu’avec le génois ou la grand voile, louvoyer pour arriver la ou nous voulons aller, mettre 4 ou 5h au lieu de 3h quand on peut s’aider du moteur. Les clients n’ont jamais su que nous avions des problèmes et ils sont partis enchantes.
Pour finir, a Union, un mécanicien a trouve que la membrane de la pompe a diesel avait éclatée et que toute l’huile se mélangeait au diesel. Nous consommions 4 Litres d’huile a l’heure, plus que de diesel.
Enfin c est arrange et nous allons remonter, j’espère sans problèmes pour Ste Lucie.
BOAT BOY A UNION (Photo No. 3)
Union, 4 mai 2006
Nadia du Canada aux Antilles Chapitre 5
ST LUCIE – LA MARTINIQUE
Deux nuits dans la baie de Rodney, mais cette fois au mouillage. Michel avait donne rendez-vous à des amis de longues dates. Lui, un genevois et elle, une québécoise. Nous avons passe les deux jours ensemble à se recevoir d’un bateau à l’autre. La, aussi j’ai profite de la baignade, l’eau étant magnifique. Je ne suis pas descendue a terre.
LA BAIE DE RODNEY – STE LUCIE
Eux sont partis le matin a 5h, pour faire l’inverse de nous, la croisière Ste Lucie – Bequia. (Je me demande si eux ont fait aussi une course et, si oui, si ils ont gagne).
Nous, départ après le dîner (déjeuner pour les européens) pour la Martinique. Ouf depuis le temps que j’attends ça !!1
18 mars 2006 - La MARTINIQUE
Tout est range dans le bateau. D’habitude, quand nous partons, Michel fait toutes les manœuvres, soit : remonter l’ancre tout seul. La, il me dit comment tenir le bateau pendant qu’il la remonte. Ca a l’air facile surtout quand on sait piloter un ponton.
LE GOUVERNAIL DU VOILIER
Je suis confiante, mais, malheur, un coup de vent et je n’arrive pas a retenir le Monsieur qui se met a tourner sur lui- même, j’avais mis trop de moteur. Olala, je vois le voisin approcher a toute vitesse, car nous sommes entoures de bateaux au mouillage. Aussi Michel vient à la rescousse, il corrige et nous voila en route. La prochaine fois, ça ira mieux, c’est en faisant des bêtises qu’on apprend, non? Vous verrez ça a été mieux la fois suivante. Bon, la, dommage pour nous, a part le paquebot du Club Med,
LE CLUB MED
pas de voilier pour faire la course. Vraiment dommage, parce que nous avons file presque tout le long entre 7 et 8 nœuds. Nous avons mis 3h.
Entre St. Lucie et la Martinique, il n’y a rien à voir donc, je me suis endormie. Quand j’ouvre un œil, je vois presque à la toucher LA MARTINIQUE, nous voila en France !!!
LA BAIE DU MARIN MARTINIQUE
J’attends ça depuis plus d’un mois. J’ai un aveu a faire : si j’avais hâte, c’était pour pouvoir acheter un saucisson français, du bon jambon et des gâteaux, entre autres. Suis gourmande vous le savez.
Trop tard pour faire la douane, mais nous descendons a terre pour …. Aller manger.
Aujourd’hui la douane faite, j’ai eu l’honneur de monter notre drapeau de courtoisie : le drapeau français (je ne pourrais jamais monter le drapeau suisse, si vous voyez ce que je veux dire).
Presque 3 semaines à La Martinique ont passées. Rien de bien spécial, juste deux choses que je pense digne de mentionner. D’abord, je pense que j’ai une chance du diable, j’avais autour du cou un pendentif auquel je tenais beaucoup, ce sont des poissons, que j’ai acheté dans la ville de Québec. C’est de l’ivoire de mammouth. Oui, vous avez bien lu, de l’ivoire de Mammouth que l’on trouve dans les glaces du Nord du Canada. Les autochtones canadiens les travaillent, celui-la est un pendentif rond qui représente 3 poissons qui se tiennent par la queue. J’y tiens beaucoup parce que de penser que j’ai autour du cou de l’ivoire datant de milliers d’années ça me donne des frissons. Et bien, un soir machinalement je veux le toucher et, horreur, plus rien au bout de la chaîne. J’ai cherche partout dans le bateau et rien de rien. J’en avais les larmes aux yeux. Et j’en ai fait mon deuil. Ce soir-la nous avons eu a bord 4 personnes qui sont venus souper…. Le matin, je m’assoies a l’arrière du bateau en haut des marches qui nous permettent de monter depuis l’annexe au bateau, ou bien de sortir de l’eau. Et ? Devinez? J’ai cru tomber raide …. Mon médaillon était sur la 2eme marche bien en évidence. Quand je pense que 4 personnes auraient pu le fiche a l eau en marchant dessus. J’estime que vraiment j’ai eu du pot. Merci donc !!!!
La deuxième chose arrivée pendant ces 15 jours, je me demande si vraiment je dois la raconter, c’est de nouveau digne de moi, encore une envie de me mettre dans un trou de souris. Heureusement il n’y avait pas trop de spectateurs, sauf les gens du bateau voisin qui étaient sur le pont et qui ont entendu.
Bon, il faut bien que j’avoue. En voulant remonter sur le voilier depuis l’annexe, j’étais un peu énervée, j ai mis le pied sur le rondin, j ai du, sans m’en rendre compte, pousser en arrière et l’annexe s’est séparée du voilier et moi je me suis retrouvée écartelée au milieu et en un 10eme de seconde, Nadia a l’eau, entre les deux bateaux, avec lunettes sur le nez (Avec ma chance, elles y sont restées, j’en ai besoin pour conduire, sans elles je ne pourrais pas). Evidement j’avais mes chaussures aussi, mais rien dans les poches. Bon me suis donc retrouvée entièrement dans l’eau, de la tête aux pieds. Mais je peux vous dire que je suis ressortie, vous ne pouvez pas imaginer a quelle vitesse, ça vous ne pourrez pas, mais imaginer un port avec 1200 bateaux (donc 2400 toilettes et eaux sales qui se déversent dans la baie, il doit bien y en avoir deux de toilettes par bateau). Imaginez donc dans quel état est l’eau de la Baie du Marin en Martinique. Et imaginez la Nadia sortant de l’eau et montant l’échelle du Voiler comme un diable qui sort de sa boite, dégoulinante, avec Michel qui me dit dépêches toi de te rincer. La, en écrivant ça je suis morte de rire, mais je vous jure que sur le moment je me serais donne des claques. En plus il me semblait entendre les voisins rigoler (Peut-être est ce l’effet de mon imagination?) Enfin encore une honte de passée et je ne suis pas morte. Heureusement, la honte ne tue pas et je sais nager même dans la m …. e.
Nous partons vendredi pour Ste Lucie, chercher des clients, 4 clients a bord pour une semaine, j’aurais sûrement beaucoup encore a raconter.
Hasta la vista …..
28 mars 2006
12 avril 2006
Nadia du Canada aux Antilles Chapitre 4
GRENADE – STE LUCIE
9 mars 2006
VILLAGE DE GRENADE
Départ de St Georges, capitale de la Grenade vers 8h30 le matin. Mer d’huile encore plus calme que le plus calme des Lacs Léman. Nous partons au moteur par manque de vent et j’en profite pour m’initier à diriger le bateau. Je prends le gouvernail en main, je fixe un point sur l horizon et je me mets au Cap 030 et nous voila nous dirigeant vers le Nord. Ca me semble facile de tenir le gouvernail et de garder le cap.
Nous longeons l’île de Grenade jusque tout au Nord, le vent se lève légèrement a 12 nœuds juste après avoir passe la pointe de l’île et le gouvernail se durcit un peu avec les vagues. Michel décide de hisser la grand voile. Wow c est formidable, je sens le bateau dans les mains, il éteint le moteur et la on n’entend que le bruit de l’eau qui frappe les cotes du bateau, il prend une gîte par babord (a Gauche), mais pas énormément de vent nous voguons a une vitesse de 4.5 a 5 nœuds avec des pointes de 6 nœuds. Garder le cap et régler sa vitesse par rapport au vent me fait penser au pilotage d’un avion. Il y a pas mal de similitude entre piloter un avion et un voilier. Je savais que ça allait me plaire ….
Je regrette vraiment pas du tout d être la et de profiter d’une nouvelle expérience.
Nous pensions aller aujourd’hui jusqu'à Union mais comme pas de vents favorables, nous nous sommes arrêtes a Cariacou a Tyrrel Bay, assez jolie endroit, nous avons mis 8h pour arriver jusque ici et les places sont en demandes mais nous trouvons quand même ou nous ancrer. La nuit passée a Cariacou, nous voguons en direction de Union ou nous mouillons.
Une semaine a passée …..
D’UNION A BEKIA
Apres quelques jours a Union, dont deux jours a attendre un vent favorable (nous avons eu deux jours de pluie), nous partons en fin de matinée pour une traversée a l’ouest des Tobago Cays, le l’île de Cannouan et de Moustique, pour ne citer que ces îles. Traversée très agréable avec soleil et mer pas trop agitée, ça dure environ 4h. Nous mouillons dans a baie a Bekia pour y passer la nuit. Nous ne descendons même pas a terre, mais j’en profite pour faire trempette dans une eau turquoise, claire, profonde de 4m, on voit le fond et de gros poissons passer quand je jette des nouilles dans l eau ils se précipitent pour les avaler. Ca fait du bien un bon bain !!!! Vous m’enviez, hein ???
UNION : ATTERRISSAGE D’UN VOL EN PROVENANCE DE LA
MARTINIQUE
Le lendemain, réveil en trompette à 5h30. Moitie endormie, je range l’intérieur du bateau, c’est-à-dire, tous sécuriser pour que rien ne tombe au moment de la navigation et de la gîte du bateau (c’est un voilier). Exemple : Les paniers a fruits, parterre sous la table en compagnie de mon ordinateur portable qui, je vous le rappelle, est un trésor pour moi car il me rend le service de rester en contact avec vous. Comme la plupart du temps, durant les traversées, nous gitons entre 15 et 20 degrés, le Monsieur Laptop ne tombera pas de très haut, puisqu il est déjà sur le plancher du bateau, il risque juste de glisser contre le banc. Il faut aussi fermer toutes les écoutilles (et même vérifier deux ou trois fois, car si l’une restait ouverte, l’eau de mer s’engouffrerait au moment de la gîte et nous ferait couler en quelques minutes). Ensuite, je ferme l’arrivée d’eau des toilettes et des éviers et lavabos ainsi que les évacuations d’eaux sales. Mes affaires de toilettes, je les mets dans mon lavabo, ça m’évite de retrouver tout parterre en fin de traversée. Voila un de mes boulots avant le départ. (je vous ferais une autre fois un descriptif du boulot pour lequel je suis engagee sur ce bateau). Le Capitaine, lui, remonte l’annexe, mets les instruments en route, etc….
Juste le temps pour moi de faire du café, il est 6h du matin et on met le moteur en route. Et nous voila parti en direction de Ste Lucie.
Entre Bequia et Ste Lucie, il y a deux sortes de navigation. On remonte vers le nord donc on suit les îles que nous avons à l’est du bateau. Quand nous longeons une île, nous avons le moteur en route, car le vent venant de l’est est freine par les montagnes de l’île. Notre vitesse est de 5 nœuds. Entre deux îles, nous avons en général un vent d’environ 20 nœuds et, la, plus besoin du moteur.
Quand nous quittons Bequia, un bateau d’a peu près notre grandeur déroule sa voile en même temps et nous
UN DES BATEAUX DE NOTRE COURSE
filons de concert. Le bateau et notre capitaine expérimente font que nous prenons bien de l’avance. Nous avançons entre 7 et 8 nœuds, tout un exploit. Malheureusement au large de St. Vincent, nous remettons le moteur, rentrons le génois mais gardons la grande voile. Le moteur ayant un problème de refroidissement, il ne peut pas monter a plus de 2000 tours et notre concurrent nous rattrape allégrement ainsi que deux autres bateaux, dont un catamaran. La, Michel qui a horreur des Catas, me dit que quand nous aurons passe St. Vincent, nous aurons encore 4h de pleine mer, et qu’il se fait fort de larguer les 3 bateaux qui veulent faire la course avec nous.
Aussi après environ 4h le long de la cote de St. Vincent au moteur et en arrivant sur la pointe nord, nous sommes largement distances par les 3 avec le Catamaran en tête.
UN CATAMARAN
Sitôt la pointe passée, on éteint le moteur et nous déployons toutes les voiles dehors, et …… petit a petit nous grignotons, en environ une heure, l’avance des 3 autres bateaux. Nous les rattrapons et, même, les distançons. YOUPI !!!! Je suis aussi contente que Michel, c’est grisant de faire la course quand on ne risque rien. Les autres doivent être déçus, surtout que dans les 3, il y avait un canadien qui, en passant St. Vincent, nous ont fait de grands signes (l’air de dire : he, he, on va plus vite !!!). Seulement, ils n’ont rien perdu pour attendre parce que, en les doublant, je leur ai rendu tous les signes qu’ils m’avaient envoyes. Avec tout ça …. Il était revu une croisière de 12h et nous l’avons faite en 11h.
Aucun des bateaux, le long de Ste Lucie, n’a réussit a nous rejoindre. Nous voici au mouillage dans la Baie de Rodney.
*SUITE AU PROCHAIN NUMERO* ….. faut bien qu’il reste quelque chose a raconter pour la prochaine fois.
19 mars 2006
29 mars 2006
Nadia du Canada aux Antilles Chapitre 3
LES ILES ANTILLAISES
Les Tobago Cays : C’est un endroit idyllique comme vous pouvez le constater et c’est la que se trouvent les plus jolis poissons des Grenadines.
J’ai fait du Snorkeling avec les clients, nous sommes partis sur le Reef avec l’annexe (bateau gonflable) et je suis revenue a la nage, avec le masque et les palmes. Les photos prises avec mon appareil photo sous-marin ne seront visibles que quand je rentrerais au Québec, celle-la il faut les développer.
Nous avons passe la nuit la, puis repris notre route pour Union.
En arrivant au ponton, le ponton étant très haut par rapport au petit bateau, j’ai essaye de monter mais la, j ai glissée sur le rondin du gonflable et inutile de vous dire que je me suis retrouvée complètement étalée au fond de l’annexe, et je vous assure que si un des 3 s’ étaient avise de rire je les aurais fichu a l eau, les uns après les autres.
Nous avons dîner (souper pour les québécois) au restau, pas mal du tout, je vous fais grâce du menu.
Le lendemain, mouillage entre Petit St Vincent et Petite Martinique
(rien a voir avec la vraie Martinique) ces deux îles sont petites, Petit St Vincent appartient a un hôtel, l’île est minuscule avec plein de petits bungalows. Nous sommes mouilles donc dans une sorte de Canal magnifique, de nouveau d’un bleu turquoise avec environ 4 mètres de fond.
Je décide de partir avec eux sur l annexe pour la plage et de revenir au bateau a la nage avec le masque et les palmes. Les clients eux, veulent rester sur la plage et attendre que l’annexe vienne les chercher. Sitôt dit, sitôt fait. Je marche un peu sur le sable blanc, je mets mes palmes et je me dirige vers LE LARGE amarre en 4eme position, donc le dernier et le plus loin. Je me dis : si je suis fatiguée, je m arrêterais me reposer en m’accrochant a l un des bateaux sur ma route. Je remonte 3 bateaux et je m accroche a un catamaran de la Martinique. Les gens étant sur le pont, je discute un peu avec eux. On me dit : « avez du courage il y a du courant ». Je réponds : non, j ai pas eu de problèmes a venir jusque ici. On se présente on discute un moment et je décide de rentrer, je vois mon bateau environ 50m plus loin. Et me voila repartie …..
Et je nage et je palme et je force et je m'aperçois que je ne fais que reculer vers la pleine mer. La je commence a me dire que je n’arriverais pas au bateau, la mer m’emporte. Donc je m’accroche a la chaîne de l’ancre d’un bateau canadien qui se trouve derrière nous. J’ai du mal a me tenir a la chaîne tellement le courant est fort. Et je hurle …. Michel, Michel, Michel, en espérant que le Michel se trouvant dans le carre va m’entendre parce que moi pas du tout envie de rester jusqu au lendemain matin agrippée a l’ancre d un autre voilier, même si il est canadien aussi. Et OUF, voila le Michel qui sort et regarde qui hurle. Il me voit et me fait signe qu il vient me chercher. Il sort une grosse corde (il parait qu on dit pas une corde pour une bateau, faites pas attention, mais j’ai encore pas l’habitude des termes de marin, ça viendra et la je vous en mettrais plein la vue) et l’attache a l’arrière de l’annexe. Il me rejoint et me la lance. Il dit quelque chose mais avec les vagues, le courant et le bruit du moteur, je n entends pas et je lui dis « ok vas-y » (plutôt je le lui hurle) et le voila parti. Une seule chose : c’est qu’il va un peu vite et que l’eau me rentre dans les narines, dans la bouche et que je bois la tasse, mais je veux pas lâcher la corde de peur d être emportée au loin donc je tousse, je crache et je bois 3 x la tasse, on était pas loin du bateau mais je vous assure que ça m a paru une éternité, un peu plus loin et j’aurai vraiment étouffe ou j aurai lâcher, les mains me faisaient mal et les bras aussi. Quand je peux enfin toucher l’échelle du Large, je tousse, je crache et Michel me dit : « je t’avais dit de mettre ton masque et ton tuba » désolée mais j’avais pas entendu … Et voila encore La TONSE, j’ai fait. Pas moyen de me mettre dans un trou de souris.
J’ai pas remis les doigts de pieds dans l’eau a cet endroit la. Prochaine fois je vais jeter quelque chose à l’eau pour voir si il y a du courant. Mais cette mer turquoise, franchement, a l’air tellement accueillante que tu ne penses qu’à plonger.
Le lendemain, nous sommes en route pour Grenade ou les clients finissent leur sejour avec nous. Il leur reste donc deux nuits, nous descendons plus au sud et nous mouillons dans une autre baie près d’ une minuscule île, encore turquoise en face de Cariacou.
UN VOISIN AU MOUILLAGE
Le trajet d’environ une heure et demi se passe bien, mais nous sommes contents de pouvoir nous mettre a l’eau. La, aucun courant et pas de problèmes, je suis a l’eau rapidement et cherche un petit reef ou je pourrais voir des poissons et je le trouve. Nettement moins de poissons qu’a Tobago Cays mais c’est quand même pas mal. Je refais quelques photos sous-marines. Nous passons la nuit tranquille juste avec 2 autres bateaux a nos cotes au mouillage.
Donc pas de lumières autour et j ai pu admirer les étoiles. Comme nous sommes dans la nuit totale, je ne me prive pas après le dîner (souper) d’observer le ciel tout a mon aise et c’est magnifique. On voit la lune, grande ourse, petite ourse, etc….
On distingue nettement la voie lactée. J’ai pu voir 3 étoiles filantes et rêver a ce qu il y a là-haut.
COUCHER DE SOLEIL A SANDY BEACH
Contente d’aller me coucher ce soir, fatiguée par tant de nage. Au fait, je ne sais pas si vous avez remarque, mais je n’ai plus été malade du mal de mer, j’ai comme l’impression que c était plutôt le repas de midi du premier jour que j ai pris a bord. Tant mieux !!
Ce matin, petite baignade avant de reprendre notre route pour Grenade toujours direction Sud. Environ 6h de voiles sans arrêt, plus aucun problème de mal de mer même après un excellent sandwich .
UN VOILIER SUR NOTRE ROUTE
Nous voila a Grenade ou les clients ont passe une dernière nuit avec nous. Ils se préparent ce matin a prendre l’avion de retour aux USA.
Michel décide que nous resterons jusqu a dimanche au port pour faire quelques nettoyages et se brancher sur l’électricité. Mon boss prépare l’arrivée des prochains clients, et il me semble qu’il a décide de remonter a la Martinique cette fois, a environ 4 jours de voile.
Vous saurez en même temps que moi, ce qu il a décide.
Grenade, 3 mars 2006






